La Grève Générale Briand Aristide
La Grève Générale Briand Aristide
La Grève générale et la Révolution" d'Aristide Briand Décembre 1899. Aristide Briand bien avant de devenir ministre d'État défend devant le Congrès socialiste une idée qui embrase le mouvement ouvrier : la grève générale. Pour lui, ce n'est pas une simple arme économique, mais une tactique d'émancipation totale : un moyen de défendre les libertés politiques, d'unir les forces du travail et de préparer la révolution sous une forme plus consciente, moins soumise aux illusions des révolutions passées. « Il ne s'agit plus pour le peuple de conquérir la faculté puérile et chimérique d'inscrire au fronton des monuments publics ses droits à la liberté, à l'égalité, à la fraternité. » Briand appelle à une Confédération générale du travail, rassemblant toutes les forces ouvrières pour répondre à un patronat déjà uni et soutenu par l'État, la justice et la police. La grève générale, dit-il, ne se décrète pas : elle se prépare, par l'organisation, la propagande, la conscience de classe. En proposant ce débat, Briand veut que le Parti socialiste de l'époque, alors anticapitaliste soit révolutionnaire par nécessité et par destination. Il rappelle que lorsque leurs intérêts sont menacés, les possédants n'hésitent jamais à violer les principes démocratiques. Et il voit dans la grève générale une école d'unité, de confiance et de méthode, capable de troubler la quiétude capitaliste et de forcer les gouvernements bourgeois à répondre. Un texte d'une étonnante modernité, qui éclaire la naissance de la CGT comme force d'organisation et de transformation sociale.














