
Jacques Bainville was a prominent French historian and journalist known for his influential writings on geopolitics and Franco-German relations. A leading figure in the monarchist movement Action Française, Bainville was deeply concerned about the implications of Germany's rising power in Europe. His works often reflected a staunch opposition to democracy, the French Revolution, and liberalism, positioning him as a controversial figure in the political landscape of his time. Among his notable works are 'Les Causes de la Défaite' and 'Histoire de France', which showcased his historical insights and nationalist sentiments. Bainville's legacy is marked by his critical examination of historical events and their impact on contemporary politics. His theories on geopolitics and national identity contributed to the discourse surrounding French nationalism in the early 20th century. Despite his contentious views, Bainville's writings continue to be referenced in discussions about French history and political thought, underscoring his significance as a historian who navigated the complexities of his era with a unique perspective.
“Le nationalisme est une attitude de défense, rendue nécessaire par la faiblesse de l'État.”
“si le verbe civiliser se trouve déjà avec la signification que nous lui prêtons chez les bons auteurs du XVIIIe siècle, le substantif civilisation ne se rencontre que chez les économistes de l’époque qui a précédé immédiatement la Révolution. Littré cite un exemple pris chez Turgot. Littré, qui avait dépouillé toute notre littérature, n’a pas pu remonter plus loin. Ainsi le mot civilisation n’a pas plus d’un siècle et demi d’existence. Il n’a fini par entrer dans le dictionnaire de l’Académie qu’en 1835, il y a un peu moins de cent ans… L’antiquité, dont nous vivons encore, n’avait pas non plus de terme pour rendre ce que nous entendons par civilisation. Si l’on donnait ce mot-là à traduire dans un thème latin, le jeune élève serait bien embarrassé… La vie des mots n’est pas indépendante de la vie des idées. Le mot de civilisation, dont nos ancêtres se passaient fort bien, peut-être parce qu’ils avaient la chose, s’est répandu au XIXe siècle sous l’influence d’idées nouvelles. Les découvertes scientifiques, le développement de l’industrie, du commerce, de la prospérité et du bien-être, avaient créé une sorte d’enthousiasme et même de prophétisme. La conception du progrès indéfini, apparue dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, concourut à convaincre l’espèce humaine qu’elle était entrée dans une ère nouvelle, celle de la civilisation absolue. C’est à un prodigieux utopiste, bien oublié aujourd’hui, Fourier, que l’on doit d’appeler la période contemporaine celle de la civilisation et de confondre la civilisation avec l’âge moderne… La civilisation, c’était donc le degré de développement et de perfectionnement auquel les nations européennes étaient parvenues au XIXe siècle. Ce terme, compris par tous, bien qu’il ne fût défini par personne, embrassait à la fois le progrès matériel et le progrès moral, l’un portant l’autre, l’un uni à l’autre, inséparables tous deux. La civilisation, c’était en somme l’Europe elle-même, c’était un brevet que se décernait le monde européen”
“Le sionisme allumera sans doute en Palestine une hideuse guerre de religion: encore un de ces progrès à rebours que les traités auront valu au genre humain. L'Osservatore Romano signale, parmi les immigrants juifs qui arrivent en nombre, des fanatiques qui parlent de détruire les reliques chrétiennes. Ce n'est pas tout. Avec la guerre religieuse, le sionisme apporte la guerre sociale. Les juifs venus de Pologne, de Russie, de Roumanie, réclament un partage des terres et l'expulsion des indigènes. M. Nathan Strauss, le milliardaire américain, dit crûment que "les musulmans trouveront d'autres régions pour vivre". Admirable moyen de réunir, en Asie Mineure et même plus loin, tout l'Islam contre l'Occident.”