UN Pélerin D'angkor
A Frenchman spends thirty-five years dreaming of Angkor before finally making the pilgrimage. As a child, he encountered the temple's ruins in his family's collection of exotic treasures and was never the same. Now a man in Saigon, haunted by memories of his dead brother and his own vanished youth, he journeys through the lush and dangerous landscape of Vietnam toward a destination that may exist more in imagination than reality. Loti's prose is impossibly sensory: the thick humidity, the perfume of jasmine, the sound of temple stones breathing beneath strangling vines. But this is no mere travelogue. It is an elegy for childhood wonder, for colonial dreams, for the empires that built temples and the time that unmakes them. The protagonist wonders whether the Angkor he finds will match the Angkor that has haunted him, and what it means to finally arrive at a dream.
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X-Ray
“Elle fut certainement décisive, l’influence qu’exerça ce musée sur l’orientation de ma vie. Il en va de même pour la plupart des hommes, simples jouets de leurs impressions initiales; des riens, longuement regardés au premier âge, suffisent pour infléchir, dans un sens ou dans un autre, toute la suite de leur destinée.””
— Pierre Loti
“Si rien n'a changé dans mon musée d'autrefois, tout également est resté pareil dans ces quartiers de ma ville de plus en plus désuète, d'où la vie maritime peu à peu se retire: les mêmes pans de murs, garnis des mêmes jasmins et mêmes lierres, les mêmes toits en tuiles romaines jaunis par la rouille du temps, les mêmes cheminées dont je reconnais si bien les profils sur le ciel de cette fin d'une journée d'automne. Les arbres des jardins, qui étaient déjà vieux quand je commençais la vie, n'ont pas sensiblement vieilli depuis. Les grands ormeaux des remparts, qui étaient déjà séculaires, sont là toujours formant une aussi magnifique ceinture avec leurs mêmes cimes vertes. Et quand tout s'est conservé immuable dans les entours, comment imaginer, admettre que l'on est soi-même non loin de finir, tout simplement parce que l'on atteindra bientôt le nombre d'années compté sans merci à la moyenne des existences! Mon Dieu, finir, quand on ne sent rien en soi qui ait changé, et que le même élan vous emporterait vers l'aventure, vers l'inconnu s'il en restait quelque part! Est-ce possible, hélas ! devant cet humble mais immuable décor qui devrait pourtant, à ce qu'il semble, vous envelopper d'une protection, vous imprégner un peu de sa faculté de durer, devant tout cela qui si aisément s'éternise, avoir été un enfant pour qui le monde va s'ouvrir, avoir été celui qui vivra, et ne plus être que celui qui a vécu!….””
— Pierre Loti













