La Thebaide
La Thebaide
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Jocaste. Ils sont sortis, Olympe ? Ah mortelles douleurs ! Qu'un moment de repos me va couter de pleurs ! Mes yeux depuis six mois etoient ouverts aux larmes, et le sommeil les ferme en de telles alarmes ? Puisse plutot la mort les fermer pour jamais, et m'empecher de voir le plus noir des forfaits ! Mais en sont-ils aux mains ? Olympe. Du haut de la muraille je les ai vus deja tous ranges en bataille ; j'ai vu deja le fer briller de toutes parts ; et pour vous avertir j'ai quitte les remparts. J'ai vu, le fer en main, eteocle lui-meme ; il marche des premiers, et d'une ardeur extreme il montre aux plus hardis a braver le danger. Jocaste. N'en doutons plus, Olympe, ils se vont egorger. Que l'on coure avertir et hater la princesse ; je l'attends. Juste ciel, soutenez ma foiblesse ! Il faut courir, Olympe, apres ces inhumains ; il les faut separer, ou mourir par leurs mains.
Subjects
Classic LiteratureFiction