La fausse antipathie
La fausse antipathie
About this book
la scene est dans une maison de campagne de Geronte. Frontin, Nerine. Nerine. Ton maitre et ma maitresse auroient bien du s'aimer. C'est lui... Frontin. C'est elle... Nerine. Quoi ? Frontin. Qui devoit l'enflammer. Leonore a toujours une melancolie qui lui fait bien du tort. L'amour suit la folie. On veut qu'une maitresse ait l'air vif, semillant ; un peu moins de bon sens, un peu plus de brillant. Nerine. Un fou cherche une folle, et la trouve de reste. L'etat de Leonore est cruel et funeste. Frontin, toute sa vie, est... Frontin. Defiez-vous-en ; l'histoire d'une femme est toujours un roman. Nerine. Oui. Le sien commenca par un sot mariage. Ce ne fut point l'amour qui la mit en menage ; et jamais on n'en eut un depit plus mortel. Il fallut obeir, et marcher a l'autel : mais, en sortant du temple, un jeune temeraire, a qui, sans le scavoir, elle avoit trop scu plaire, furieux de la perdre, attaqua son epoux, l'obligea de se battre, et tomba sous ses coups.
Details
- OL Work ID
- OL15180243W
Subjects
Classic LiteratureFiction